Streaming à Faible Latence

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Goaaaaal!

Il y a quelques semaines, je regardais un match de football de la Ligue des champions. Une fois de plus, mon expérience de visionnage a été gravement gâchée par les cris des voisins environ 40 secondes avant que je ne voie le but sur l’écran.

Comment est-ce possible que cela arrive encore en 2021 ? De nombreuses entreprises technologiques ont annoncé des solutions pour le streaming OTT à faible latence au cours des dernières années, mais en tant que téléspectateur, je suis toujours confronté au même problème.

Trouvons le coupable …

Il existe plusieurs paramètres liés à la notion de temps qui peuvent avoir un impact sur l’expérience utilisateur, ce qui peut être déroutant. Il s’agit notamment de la latence, du temps de zapping, du temps de démarrage, etc. Commençons par une définition de la latence : la latence est le temps qu’il faut pour que le contenu vidéo passe de la caméra à votre écran.

Ce délai est dû aux différentes étapes nécessaires au traitement et à la diffusion du contenu vidéo. Il est généralement de l’ordre de 5 à 10 secondes pour le broadcast et l’IPTV, mais de 30 à 40 secondes pour la diffusion vidéo multi-écrans OTT. C’est pourquoi, en regardant le foot sur ma tablette, je vois le but 30 secondes après mes voisins, qui regardent le même match sur une TV TNT.

Une analyse approfondie montre que la majeure partie de la latence provient de la « bufferisation »  dans l’application de l’appareil de l’utilisateur final (environ 15 à 20 secondes) et de l’opération de packaging HLS ou DASH (environ 5 à 10 secondes). L’encodeur (environ 1 à 2 secondes) et le CDN (plusieurs centaines de ms) semblent avoir un impact moindre. Mais comme nous le verrons, réduire la latence OTT nécessite une stratégie de bout en bout, car chaque étape a son rôle à jouer.

… et assurons-nous que cela ne se reproduise plus !

L’encodage vidéo (ou compression vidéo) est la première étape de traitement à prendre en compte et permet bien évidemment une certaine optimisation de la latence. Cependant, cette optimisation doit toujours garantir une qualité vidéo irréprochable, même avec du contenu 4K HDR. Ceci est essentiel pour l’expérience de visionnage en streaming sportif, comme détaillé dans ce blog post.

Ensuite, les protocoles OTT standard (HLS/DASH) recommandent que le contenu vidéo soit conditionné en segments d’une durée de 2 à 10 secondes, et livré (au CDN). Cette opération de conditionnement ne peut démarrer que lorsque le segment est entièrement disponible. En plus, le lecteur sur l’appareil doit bufferiser au moins un segment complet avant de pouvoir commencer à lire le contenu.

Le format de conteneur de fichiers multimédias CMAF permet de diviser ces segments en blocs plus courts de quelques centaines de ms. Cela a été appliqué pour la première fois au protocole DASH à faible latence (LL DASH). Dernièrement, il a également été appliqué au HLS à faible latence (LL HLS). Chaque bloc peut alors être livré après quelques centaines de ms (au lieu de 2 à 10 secondes) et le lecteur peut commencer à afficher le contenu avec seulement quelques blocs dans la mémoire tampon, réduisant drastiquement la latence (consultez notre webinaire sur la faible latence pour plus de détails).

De plus, pour accélérer la diffusion vidéo sur le CDN, d’autres fonctionnalités ont été incluses, en suivant les recommandations des normes de l’industrie – par exemple Chunk Transfer Encoding pour LL DASH et le support de Http 2 pour LL-HLS.

Enfin, et comme brièvement présenté ci-dessus, le lecteur est également un composant essentiel pour atteindre l’objectif de latence de 5 à 10 secondes. Il est donc important de s’assurer qu’il prend pleinement en charge LL-HLS et/ou LL-DASH et les exigences associées.

Préparez-vous pour la Coupe du Monde de la FIFA avec Ateme

La bonne nouvelle est que chez Ateme, nous avons travaillé dur pour nous assurer que les principales plates-formes OTT soient en mesure d’offrir un streaming OTT à faible latence à grande échelle, dans les protocoles DASH et HLS, à tous leurs abonnés.

La dernière preuve en est notre capacité à fournir le premier origin/packager « à-la-voléé » (Just-In-Time) du monde capable de gérer à la fois DASH à faible latence et HLS à faible latence (avec sous-titres et cryptage) dans ce qui est devenu une architecture de référence pour la diffusion OTT.

En parallèle, nous avons également travaillé sur d’autres optimisations telles que le packaging Byterange pour réduire le nombre de requêtes http nécessaires au lecteur pour récupérer le contenu et améliorer  l’expérience utilisateur tout en minimisant la charge du réseau (plus de détails également disponibles dans notre webinaire Low Latency).

Le résultat est qu’aujourd’hui, vous pouvez atteindre la latence promise de 5 à 7 secondes en vous appuyant sur la diffusion vidéo OTT de bout en bout proposée par Ateme. Et alors que certains de nos clients avaient déjà déployé de tels services dans LL DASH, ils peuvent désormais ajouter HLS à faible latence pour offrir une expérience utilisateur parfaite à tous (dernier exemple de déploiement chez Canal+).

Leur objectif ? Être prêts pour la Coupe du Monde de cette année. Donc, si vous souhaitez également que vos téléspectateurs bénéficient d’une latence comparable à celle du broadcast, contactez-nous pour apprendre comment nous pouvons vous aider !